The Buttshakers

Biographie

Saphirs de platines endommagés par la dynamique de leurs 45trs, salles incendiées et rendues suffocantes par une débauche d’énergie à faire rouler un train, c’est pilotés par un funk abrupt et viscéral que The Buttshakers laissent les traces brûlantes de leurs passages.
Après une décennie à exercer, c’est avec une autre vision musicale qu’ils ont abordé Sweet Reward, leur première collaboration avec Underdog Records.
Ce sillon des scènes garage 60’s où le rock joue des coudes, ils auraient pu le labourer encore et toujours. Mais The Buttshakers ont décidé d’en sortir pour revenir à une soul qui ne s’en remettrait plus à l’énergie pure pour tout enfoncer sur son passage. Une soul qui se concentrerait sur la qualité de l’écriture, de la composition et de l’interprétation.
Dépassant les limites imposées par leur pourtant percutante formation à six voix-basse-batterie-guitare-trombone-sax baryton, ils ont alors donné l’accès du studio à percussions pour du vice dans l’arrière-mix, cuivres supplémentaires pour section plus massive, clavier à nappes psychédéliques, slide-guitar et à tout ce qui viendrait concrétiser leurs idées et donner du relief à leurs productions.
Figure de proue, la bouillante et soulful Ciara se retrouve pour la première fois épaulée de choeurs. L’occasion pour elle de quelques call & response, porte ouverte sur le gospel son enfance à Saint-Louis (Missouri), héritage encore vibrant de cette ville qui l’a bercée de jazz, de blues, mais aussi de country et de folk. Parfaite dans l’intimité d’un jeu de cordes comme dans la vélocité d’un funk nerveux pilonné aux cuivres. Idéale dans une soul où rien ne se lâche en bloc, mais s’apprécie dans une lente et progressive montée d’arrangements et d’émotions.
Les détails se révèlent alors au fil des écoutes, comme une manche de laquelle on pourrait sortir plus d’as qu’un jeu classique en comporte.

Photos