GOODSON

Biographie

Avec Goodson, le label Underdog explore le rap d’aujourd’hui, celui avec une esthétique sonore léchée, un flow aux placements justes et une narration crue, hors des connivences. Le rappeur/producteur donne une autre image de la nouvelle école, en la pratiquant rigoureusement et passionnément.

Un nouveau talent, à l’oeuvre sans complexes, aux textes pleins de tranchant et de réflexion, vient de faire son entrée dans le paysage. Une découverte où la prose ose et où l’atmosphère juxtapose des tranches de vie réelles ou fictives, des introspections personnelles.

Goodson est biberonné aux standards de Stones Throw (Madlib, J Dilla, MF Doom), s’inspire de noms tels que Tory Lanez, Drake, Big Sean ou Young Thug, et se situe entre expérimentations, sampling et compositions.

Dans un premier temps au sein du groupe Soprod, puis en solo, Goodson s’inscrit dans une oeuvre rap aussi musicale que cinématographique. Il manipule les teintes, les tons et les temps à sa guise, créant un univers propre à lui, qu’il expose dans Amateur / Prédateur.

Au niveau de la direction artistique, c’est guidé par une production scandinave, évoquant le Copenhague des années 90, qu’il puise les idées visuelles, offrant un décor à la fois coloré et épuré.

Définissant son empreinte sonore comme “crade, avec du grain, super violente dans les grosse caisses mais aussi poétique dans l’accompagnement”, Goodson affiche des intentions complexes et subtiles, où la subversion des images et des propos, se heurte au soin apporté à la réalisation et à l’écriture.

A la fois cinéphile et mélomane, le projet Amateur / Prédateur s’inscrit dans le présent, est précis dans la retranscription d’un imaginaire et pave le chemin que Goodson trace entre sa psyché et son audience.

Tel un Quentin Tarantino, il superpose une palette de références et d’images, qu’il découpe et recolle avec une conception propre. Goodson cristallise le fruit de ses expériences dans la musique et la production audiovisuelle, issue des studios d’enregistrement et des plateaux de tournage.

Une vision parée à submerger, playlists et boomers en quête de renouveau. Une agréable bousculade des conventionnelles grilles de lecture. Un vent de fraîcheur. Un shot de sincérité et d’originalité.

Entre discographie et filmographie, entre quatrième et septième art, stimulation de la vision et de l’audition. Goodson : un point de ralliement entre disciplines, une conjugaison des sens.

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